Par: Viviane DOGBO
Chef service communication
Date: 14 février 2008
Le 14 février 2008, le Port Autonome d’Abidjan (PAA) offrait l’opportunité à son partenaire privilégié l’Office Ivoirien des Chargeurs (OIC) de présenter le bilan 2007 et les perspectives 2008 de ses activités en matière de facilitation d’acheminement du fret sur nos corridors routiers, à l’auguste assemblée réunie dans le cadre de sa rentrée commerciale.
Ce jour 12 février 2009, avec la ponctualité et la régularité d’une horloge qui marche bien, nous voici réunis de nouveau, à l’invitation du Directeur Général du PAA, pour partager entre acteurs du monde portuaire et maritime la rentrée commerciale 2009 du poumon de l’économie nationale.
Aussi, avant de décliner le thème soumis à notre réflexion, nous tient-il à cœur de remercier très chaleureusement Monsieur Marcel GOSSIO, Président de la Communauté Portuaire d’Abidjan, pour ses nombreuses initiatives et actions pertinentes auxquelles nous avons toujours été étroitement associés et qui ont permis à l’OIC de réaliser ses objectifs et d’élaborer des projets diversifiés dont des chantiers sont en cours.
C’est pourquoi, l’OIC exprime solennellement sa reconnaissance et sa gratitude au Directeur Général du PAA, à tous ses collaborateurs ainsi qu’à tous les membres de la grande famille de la Communauté Portuaire, animée avec efficacité par le Secrétaire Général, Mr AHIMAN, pour leur soutien actif et leur solidarité agissante.
Le discour du DG de
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Une des missions essentielles de l’OIC qui concourt à la compétitivité des ports ivoiriens est la facilitation de l’acheminement des frets par les voies des corridors routiers. Les difficultés rencontrées pour la mise en œuvre de cet objectif majeur sont régulièrement soulignées devant les plus hautes autorités administratives, politiques, militaires et policières. Il s’agit, notamment :
La persistance de ces difficultés annihile gravement les effets des nombreuses actions commerciales et promotionnelles entreprises par la Communauté Portuaire d’Abidjan auprès des opérateurs économiques du Burkina, du Mali et du Niger.
SITUATION DES TRAFICS
Les tableaux ci-après présentent les différentes situations liées aux trafics de coton, d’hydrocarbures et des marchandises générales pour les mois de Janvier à Décembre 2007/2008 .
1 – COTON
Quant au trafic de coton, il faut noter que le nombre de camions desservant la Côte d’Ivoire est en baisse de façon générale de -14,63 % et celui du volume de coton de – 14,19 % par rapport au trafic de 2007. Cette situation peut s’expliquer par la méfiance de plus en plus croissante des opérateurs économiques pour la destination Ivoire compte tenu du contexte politique et des surcoûts dans la zone CNO.
2 – HYDROCARBURES
Au cours des missions commerciales de la Communauté Portuaire d’Abidjan (CPA), les opérateurs du Burkina et du Mali avaient pris l’engagement de s’approvisionner en Côte d’Ivoire pour la couverture d’environ 70% de leurs besoins.
Dans la pratique, ils n’ont jamais dépassé la couverture de plus de 10% de leur consommation en hydrocarbures. Les trafics des camions d’hydrocarbures sont les plus coûteux en faux frais qui sont payés aussi bien pour les citernes vides que celles qui sont chargées. Ainsi, pour les camions de la Société Nationale Burkinabé d’Hydrocarbures (SONABHY), l’OIC n’a pu obtenir le remboursement des 12 millions FCFA payés aux Forces Nouvelles pendant la période de Janvier à Septembre 2008. Ne pouvant supporter cette tracasserie financière, les opérateurs Burkinabés et Maliens se sont tournés vers les corridors concurrents.
3 – MARCHANDISES
Le premier constat est celui d’une baisse générale du trafic de - 7,15% en 2008 par rapport à 2007. La hausse observée du nombre de convois de + 20,82% est due à l’augmentation des jours de départ dans la semaine (5 au lieu de 3).
Ce réaménagement comme nous le constatons n’a eu aucun effet sur le trafic des véhicules. Aussi, la baisse la plus importante est-elle la destination du Ghana avec une régression de -24,51 %du trafic de camions.
1 - La baisse générale du trafic pour le dernier trimestre pourrait s’expliquer par les raisons suivantes :
DIFFICULTES
La situation exacte des barrages et points de contrôles sur l’ensemble des corridors allant du Port aux postes frontières est très bien connue et a été présentée partout où cela semblait utile. Malgré les efforts importants déployés, les opérateurs économiques subissent tracasseries et payent des faux frais qui les poussent à l’abandon des corridors ivoiriens.
A ces difficultés s’ajoutent celles liées à l’état de dégradation avancée du réseau routier telle que vécue au quotidien par nos valeureux conducteurs.
PROPOSITION DE SOLUTION>
A la lumière de tous les efforts accomplis et de toutes les initiatives engagées ou en cours dont les résultats sont loin de ceux escomptés, nous voudrions proposer l’exploration d’une nouvelle piste. L’application de l’Accord Politique de Ouagadougou conduit inexorablement vers le retour à une situation normale et a permis la création du Centre de Commandement Intégré (CCI) qui regroupe en son sein les Forces de Défense et de Sécurité des deux parties du territoire national. S’appuyant sur ce modèle, nous proposons de faire du corridor routier, une voie intégrée, placée sous la seule autorité du CCI.
Ce couloir routier intégré géré du port aux postes frontières, en matière de contrôle de police, par le CCI seul, permettra la réalisation de tous les objectifs de facilitation, de fluidité et de sécurité tant recherchés depuis des années pour assurer à notre port l’amélioration de ses performances et de sa compétitivité afin de le repositionner dans son rôle de port leader de transit de la Sous région.
l faut le souligner de toutes nos forces : la mise en place d’un couloir économique, fluide, sécurisé et intégré a des retombées bénéfiques pour l’existence de nos Etats, la Côte d’Ivoire et les pays de l’Hinterland. C’est une nécessité pour la pérennisation de nos échanges commerciaux et de nos liens culturels et sociologiques multiséculaires.
Merci pour votre bien aimable attention.
Que DIEU bénisse le Côte d’Ivoire et tous les Etats de son Hinterland.